Mais… pourquoi, pourquoi?

90%… allez, je vais être gentille… 80% des gens qui décident de commencer à courir (au moins, 80% de ceux que je connais qui ont eu ce coup de folie) le font avec une idée principale en tête: perdre du poids! C’est aussi la mienne, mais je sais aujourd’hui que ce n’est pas la seule.

Je ne suis pas quelqu’un qui ait été élevée dans une ambiance sportive (non, regarder un match de foot n’est pas être sportif, il faut l’assumer…) Chez moi, on nous laissait libre de notre temps, pour pouvoir aller dans le parc d’en face de la maison et jouer à cache-cache dans les jardins des voisins du quartier (et oui! grandir dans un petit village a ses avantages aussi, des fois…). Il était donc naturel pour moi, à l’adolescence, de rester à la maison à bookiner et non pas d’aller jouer au tennis ou faire du judo (puis, en plus, il n’y avait pas où s’adonner à ces activités…).

Du coup, en grandissant, paresse et oisiveté ont bien travaillé et je suis devenue la femme ronde(lette) que je suis aujourd’hui.

Or, je n’aime pas. Je n’aime pas être ronde, grosse, appelez-ça comme vous voulez. Mais au- delà d’une question esthétique, je n’aime pas m’essouffler lorsque je fais un effort ne serait-ce qu’un minimum conséquent, ni penser aux conséquences que ce surpoids peut avoir sur mes articulations, sur mon dos. Ça me fait très peur de penser au diabète à 55 ans, ou à l’obésité morbide à 60 (ok, ok, je vais un peu loin dans mes pensées… mais pas tant que ça…)

Donc, comme je veux être en bonne santé le plus longtemps possible, puis que rentrer dans une taille 40 ne serait pas de refus… ben je suis « condamnée » à courir…

Mais… why running!!?? Mes sœurs me regardent bizarrement quand je leur en parle, mon mari me souhaite bien de courage mais refuse catégoriquement de m’accompagner, et moi-même, en plein effort, je me demande qu’est-ce qui m’a pris pour me lancer là-dedans… C’est juste que j’aime l’effort, autant dans un cours de fitness en salle qu’en faisant du roller avec des amis. Mais cet effort que me demande le running, cette auto-satisfaction après avoir fait une séance jusqu’au bout sans m’arrêter, après avoir ajouté ne serait-ce qu’un petite minute au temps d’entrainement de la séance précédente… cette sensation de poumons qui vont éclater, de jambes lourdes comme des poteaux de ciment, qui disparaisse juste au moment où mon temps est écoulé et que je me sens toute fière pour avoir réussi une petite victoire contre moi-même… cette sensation est grisante, énorme… et ne dure pas assez longtemps (je me demande si je n’ai pas un soucis psychologique des fois =P)

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