Je veux du soleil!

Je regarde les jours passer et je ne suis pas plus présente qu’en fin d’année… puis je me dis: « mais quel est le fuck? » Pourtant, je m’étais promis d’écrire toutes les semaines… Vilaine, vilaine!

Mais même si mon activité bloguesque n’est pas très régulière actuellement, je continue de faire des petites séances depuis le début de l’année, qui elles non plus, ne sont pas très régulières!!!!

Je suis de retour à mon ancienne agence, en attendant des nouveaux changements à partir de la mi-avril… Je suis quelqu’un qui a besoin d’un certain temps pour assimiler les changements, donc à chaque fois, j’arrête tout pendant 1 ou 2 semaines, en attendant de me faire au nouveau rythme… Du coup, ça commence légèrement à me courir sur le haricot cette situation un peu entre deux, que je me traîne depuis avril de l’année dernière…

Donc, après la parenthèse psy du mois, voici ce que je deviens, en termes de course: pas beaucoup de régularité, comme je disais. Des petites séances sur tapis… et quand je dis « petites », ce n’est pas juste une façon mignonnette de parler. Je parle bien de séances qui ne dépassent pas les 30 mins, en essayant de les faire en course pure (ce que je n’arrive pas à faire toujours… je sais, c’est triste!).

Le soleil est de retour depuis le début de la semaine. Je suis allée à la salle de sport, histoire de continuer dans ma lancée des dernières semaines (mardi, c’est BodyStep et BodyPump… et ça ne rigole pas, ma bonne dame!)… Puis le tapis  est là bas aussi, mais j’ai envie d’air moi!!!! Donc, dans un dernier élan de motivation (générée après un appel à l’aide sur FB, merci les amis!), j’ai mangé deux galettes de riz et j’ai chaussé mes petites Asics pour aller galoper.

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Donc, pour résumer la séance en quelques mots clés:

  • Mal aux chevilles.
  • Le bas des jambes ankylosé.
  • Plus de poumons.
  • AUCUN mental.

Faut dire que je suis partie sur une petite route à côté de la maison qui commence par… une super côte!! Donc, 3 minutes après le début, je n’avais plus de souffle. Ça s’est traduit par une séance faite principalement de fractionnés façon débutante: un peu de course, un peu de marche. Et tout d’un coup, je me suis retrouvée un an en arrière, au tout début de mes sorties, avec la même foulée de mamie et la capacité pulmonaire d’une courgette.Sortie060314_01

J’en ai chié, je me suis engueulée dans ma tête, puis j’ai continué jusqu’à presque 2 km puis j’ai fait demi tour… Le retour était plus facile parce que ça descendait =P donc j’ai repris un peu du poil de la bête, avec des périodes de course un peu plus longues, mais rien de bien trippant. Malheureusement, pas beaucoup de plaisir en dehors de paysage et de l’air frais.

Tout cela m’aura rappelé certaines choses que j’avais oubliées:

  • Toujours, mais alors, TOUJOURS, prendre son inhalateur avant d’aller courir.
  • Je déteste les mobylettes, les dames en voiturette, les voitures… mais surtout surtout, les mobylettes, celles qui puent du cul et qui lâchent leur crasse quand j’ai du mal à respirer =P
  • En 4 mois d’activité très réduite, on perd les acquis de 6 mois de course… logique.
  • Je DOIS être régulière si je veux m’améliorer.
  • Le tapis, c’est une fraude! Ça n’a rien à voir avec l’extérieur, surtout surtout sur goudron =(

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Le point le mois cool de toute la sortie, outre la souffrance (toujours mesurer ses mots… ): le « flipping » de sortir seule. À mes débuts, j’y allais toute seule, sur cette même route, et ça ne me faisait pas peur, en dehors des fous du volant. Ce soir, j’étais alerte à tout: chaque virage, chaque voiture garée sur le bord de la route, tout sauf les fous du volant (petite frayeur, je ne vous raconte pas!). Je me mets beaucoup de freins, mais celui-ci est sûrement le pire!

Le point le plus cool (faut travailler le mental, les gars!): ben le fait même d’être sortie, et de m’être donné un coup de pied à mon cul de paresseuse pour aller en chier! Il me tarde de retrouver le plaisir de cet été!!

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2014 est là, et moi aussi!

La fin de 2013 a été très éprouvante: un rythme de boulot de malade et des tracas quotidiens qui m’ont fait tout lâcher… A peine 4 ou 5 sorties en 2 mois =(((((

Du coup, je me sentais de moins en moins motivée de reprendre, car de moins en moins en forme… Il me fallait une semaine de vacances pour me ressaisir (en fait, il m’en faudrait 1 mois, mais ça ne va pas être possible tout de suite! =P)

Cette fin et début d’année sont pour moi un peu particuliers… Vous vous demandez pas pourquoi… Dans ma vie personnelle des choses se sont passées (ou plutôt pas passées) et du coup, je me remet en question. Vous allez me dire: mais c’est le pain de tous les jours (ou de toutes les fins d’année) de se remettre en question, mais là, je vous parle de la grosse remise en question de sa mère… Qui suis-je, quel est mon but dans la vie, touça touça… Non! je déconne… Je ne vais pas aussi loin. Mais c’est une remise en question de mes priorités, et c’est déjà assez compliqué =P Pour faire court: à presque 36 ans (je sais, je  sais… je ne les fais pas =P), j’ai envie de deux choses: me remettre en forme et fonder une famille (pas super compatible =PP) et comme je n’ai pas beaucoup de chance sur l’une de ces deux choses, ben je vais me concentrer un peu plus sur l’autre =PP

Du coup, on lève le pied sur le boulot, et on prend du temps pour soi (purée, j’ai comme une sensation de déjà vu là…) Souffrir des poumons et des jambes me manque et je trouve ça dingue, alors que je ne suis pas une grosse sportive… Il est temps de revoir mes disponibilités et de mieux m’organiser pour dégager du temps pour la souffrance!!!

Et ça, c’est THE Résolution de la mort qui tue!!!

Et sur cette petite séance de psy je vous laisse jusqu’à ma prochaine sortie… =)))

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Credit Photo: ici

Mais… pourquoi, pourquoi?

90%… allez, je vais être gentille… 80% des gens qui décident de commencer à courir (au moins, 80% de ceux que je connais qui ont eu ce coup de folie) le font avec une idée principale en tête: perdre du poids! C’est aussi la mienne, mais je sais aujourd’hui que ce n’est pas la seule.

Je ne suis pas quelqu’un qui ait été élevée dans une ambiance sportive (non, regarder un match de foot n’est pas être sportif, il faut l’assumer…) Chez moi, on nous laissait libre de notre temps, pour pouvoir aller dans le parc d’en face de la maison et jouer à cache-cache dans les jardins des voisins du quartier (et oui! grandir dans un petit village a ses avantages aussi, des fois…). Il était donc naturel pour moi, à l’adolescence, de rester à la maison à bookiner et non pas d’aller jouer au tennis ou faire du judo (puis, en plus, il n’y avait pas où s’adonner à ces activités…).

Du coup, en grandissant, paresse et oisiveté ont bien travaillé et je suis devenue la femme ronde(lette) que je suis aujourd’hui.

Or, je n’aime pas. Je n’aime pas être ronde, grosse, appelez-ça comme vous voulez. Mais au- delà d’une question esthétique, je n’aime pas m’essouffler lorsque je fais un effort ne serait-ce qu’un minimum conséquent, ni penser aux conséquences que ce surpoids peut avoir sur mes articulations, sur mon dos. Ça me fait très peur de penser au diabète à 55 ans, ou à l’obésité morbide à 60 (ok, ok, je vais un peu loin dans mes pensées… mais pas tant que ça…)

Donc, comme je veux être en bonne santé le plus longtemps possible, puis que rentrer dans une taille 40 ne serait pas de refus… ben je suis « condamnée » à courir…

Mais… why running!!?? Mes sœurs me regardent bizarrement quand je leur en parle, mon mari me souhaite bien de courage mais refuse catégoriquement de m’accompagner, et moi-même, en plein effort, je me demande qu’est-ce qui m’a pris pour me lancer là-dedans… C’est juste que j’aime l’effort, autant dans un cours de fitness en salle qu’en faisant du roller avec des amis. Mais cet effort que me demande le running, cette auto-satisfaction après avoir fait une séance jusqu’au bout sans m’arrêter, après avoir ajouté ne serait-ce qu’un petite minute au temps d’entrainement de la séance précédente… cette sensation de poumons qui vont éclater, de jambes lourdes comme des poteaux de ciment, qui disparaisse juste au moment où mon temps est écoulé et que je me sens toute fière pour avoir réussi une petite victoire contre moi-même… cette sensation est grisante, énorme… et ne dure pas assez longtemps (je me demande si je n’ai pas un soucis psychologique des fois =P)

Le début de la chose

J’ai toujours imaginé la course à pied comme un sport réservé aux autres. À ceux qui ont le courage de souffrir, ceux qui sont en excellente forme physique et qui ont une volonté de fer… Et ce n’est pas tout à fait faux!

J’ai décidé de commencer à courir il y a quelques mois. Au début, j’étais très volontaire (et oui! on connait tous ça: le tout est neuf, tout est beau, je suis la reine du monde et je vais y arriver finger in the nose), mais ça n’a duré que quelques semaines. La période où on se trouve des excuses à la vitesse de la lumière, où le moindre petit truc nous donne l’opportunité de décaler/oublier/annuler (rayer la ou les mentions inutiles) la séance prévue après le boulot: le froid, le travail, les courses, le chéri, les amis, les impôts!… tout est bon à prendre… Du coup, les pauvres acquis obtenus au grand effort de mes mollets (et de mes poumons… surtout les poumons!) sont partis in the wind…

MAIS… Il y a quelques mois en arrière, grâce à Cédric et son soutien à distance, j’ai retrouvé le chemin de la piste (cyclable, car c’est quand même bien sympa de courir dans les vignes) et j’ai décidé de m’y tenir… pour du vrai. Depuis mars, il me surveille et du coup, il fait ressortir mon côté petite fille qui obéit au prof, donc je persévère. Depuis mars, j’ai réussi à courir régulièrement, même si j’ai réduit la cadence en juin-juillet. J’ai une compagnon de course, avec qui on se motive mutuellement, surtout quand on a la flemme de mettre nos chaussures et aller galoper.

On y travaille. On travaille la forme physique mais aussi la mentale, qui est tout aussi importante. On persévère, on s’accroche, et ça commence à payer. D’une façon assez discrète, qui ferait rire à plein poumons les runneurs chevronnés, mais qui nous encourage et nous motive à garder le cap!

J’espère pouvoir en parler ici longtemps!