Running de la semaine #3 (chronique des 5 km… yeah baby!!)

Avis aux lecteurs: le billet qui suit est un billet à onomatopées…

D’habitude, ma semaine running s’achève le dimanche: tous les dimanches, sortie indispensable, inratable, avec ma partner in crime… Mais aujourd’hui, on fait une entorse à la règle (en même temps, c’est ma 3 chronique d’entrainement, ce n’est pas non plus comme si on faisait ça depuis des lustres =P)

Enfin bref… tout ça pour raconter THE événement dans ma courte vie de runneuse: hier soir, j’ai dépassé pour la première fois les 5 km!! hou hou! (o/)

voici la tête du parcours

voici la tête du parcours

5 km, pour les gens qui courent depuis un moment, c’est une petite sortie de rien du tout… pour moi, qui suis à mon 2e mois de vraie « amatrice », avec des sorties plus ou moins régulières, c’est le 1er gros cap à passer (après les 30 min de course non stop de la dernière fois).

Donc hier soir, 19h30, on est parti dans le parcours de santé près de la maison, notre lieu de sortie alternatif. 5 petite minutes de marche et je lance Endomondo (mais j’oublie ma montre, qui me sert à contrôler la durée des différentes étapes… pfffffffffffffff). Donc, nous avons couru 4 km non stop, à peu près 35′, avant de faire une petite coupure de 200 m de marche, puis c’est reparti pour 1km290 (je sais, c’est précis, mais c’est surtout très con: j’étais presque à 5.5 km!!!!!). J’avoue que la fin était dure parce que, étant dans une période du mois compliquée pour les filles, j’ai commencé à sentir qu’il fallait que j’arrête de suite… une sensation bizarre…  J’avais prévu d’aller un peu plus loin, ce sera pour la prochaine fois!

J’ai mis mes écouteurs à 3.36km, après avoir papoté avec ma copine pendant tout le trajet: qu’est-ce que ça peut être un sujet vaste, une belle-mère! Puis la musique a commencé directement avec ça: Tam Tam Go – Espaldas mojadas… C’était rigolo d’écouter le chanteur dire: « j’en ai souffert » alors que j’étais en train de me demander pourquoi j’étais en train de courir hier!

Le plus important c’est que je l’ai fait! j’ai passé cette première étape des 5 km!!! Yes I did!! Dans ma tête, c’était une sorte de pré-requis pour pouvoir me considérer comme une runneuse en devenir. Et même si la fin fut dure, voire un peu douloureuse, beh… j’y suis arrivée! Je sais que je peux continuer, et après deux ou trois sorties à 5 km, je commencerai à penser à la prochaine étape: 10 km!! ouahh! Le rêve… pour l’instant =P

Photo floue, totalement assumée, car quand on court, on ne vise pas très bien!

Photo floue, totalement assumée, car quand on court, on ne vise pas très bien!

En attendant, j’ai une amie qui me harcèle relance pour faire La Bordelaise, mais je ne sais pas trop si je suis prête pour ma première course! J’ai fait 5km en 52 minutes, il ne faut pas l’oublier =P

Publicités

Running de la semaine #2 (avec un peu de retard)

Bon… la dernière chronique date du 8 août… soit 12 jours en arrière.

La semaine #1 avait l’air bien partie… une sortie running seule dans laquelle je m’étais éclaté avec mon petit 28 minutes avant la coupure… J’avais prévu une autre sortie avant le week-end, mais je me suis très mal organisée… Du coup, pas d’autre running dans la semaine (mais une sortie en canoë sur la Dordogne, dimanche… pas pareil physiquement, mais très sympa…)

En rentrant de week-end, il fallait mieux s’y prendre pour la semaine à venir: si je veux pouvoir améliorer mon endurance, ce qui est mon but pour l’instant, il est primordial d’être un peu régulière!

Donc, avec ma partner in crime, nous avons réussi à se caler 3 sorties (ouaaaaaaaahhhh!!!) : mardi, jeudi et dimanche.

La première, 13 août, elle a duré 44:20 min, dans un parcours un peu plus dur que notre piste cyclable habituelle. Un parcours de santé au milieu des vignes, sans une onze d’ombre. On avait chaud, c’était dur ces montées et ces descentes… un dénivelé plus dur que d’habitude. Du coup, j’ai eu du mal à égaler la « performance » de la semaine précédente: 20′-2′-5′-1′-10’… Une séance de 4.64 km, qui comprennent les 5 minutes de marche du début et les quelques minutes de marche de fin, pas énorme, car je n’avais qu’une envie: rentrer chez moi. À la fin de la séance, j’étais un peu déçue car la première partie a été plus courte que lors des séances précédentes, mais en bien y réfléchissant, j’ai fait, dans l’ensemble, le même temps de course qu’avant, et sur un parcours plus difficile… Ça aurait pu être pire.

Jeudi 15, nous avons profité de la journée fériée.  J’ai décidé désormais de ne pas chronométrer le temps d’échauffement, pour savoir exactement quelle est le parcours de course « pure » que l’on fait, et notre temps. On a fait une sortie de 40:24 min « réels », si l’on décompte 2 min de marche pour la coupure. La petite Fabienne a fait en sorte que je la déteste profondément en me poussant à aller plus loin que je n’avais prévu dans le parcours, mais j’ai refait mes 28 minutes avant de faire une coupure de 2 minutes… puis c’est reparti pour 10 min de plus. Il faut dire que notre petite piste cyclable, elle est gentille, elle nous laisse pousser un peu plus chaque jour.

Puis dernière séance, toujours dans notre piste, dimanche 18, après une soirée samedi pas mal arrosée… Quand le réveil a sonné à 7h45 dimanche, j’avoue que j’avais un peu envie de chialer… mais on y est allé, comme des grandes… J’ai prévu mes écouteurs, parce que je savais que sinon, je ne tiendrai pas (le temps passe plus vite en musique, au moins pour moi, qui suis une obsédée de la montre). Une séance de 41:51 minutes, même parcours que la dernière fois, mais, la prouesse ultime: j’ai dépassé 30′ de course avant de faire la coupure de 2′: 33′ à peu près!!!! Et ça, c’est trop top!! Parce que psychologiquement, j’ai toujours butté avant les 30: 27′, maxi 28, et les poumons me sortaient par la bouche! Alors qu’hier, dès que j’ai senti les premiers signes de faiblesse (lorsque Fabienne s’éloignait au vent, alors que je commençais à traîner mon derrière lamentablement), j’ai branché mes écouteurs au portable et c’est parti mon kiki!!!! Après 33 minutes de pure agonie pur bonheur, une petite pause, puis c’est reparti! J’ai pas fait 10 minutes de plus parce qu’il ne restait plus de route, mais j’ai tenu un peu plus que je ne le pensais à la fin…

Le point important de cette semaine, c’est la ré-gu-la-ri-té! Il faut que j’arrive à me motiver, caler, trouver le temps, de 3 sorties par semaine parce que c’est évident qu’il s’agit de la seule façon d’évoluer, mais aussi, et surtout, parce que ça me fait un bien dingue! Même si je rechigne à y aller parfois, une fois sur place je me dis, pendant tout le trajet: « qu’est-ce que ça fait du bien! » et cela même lorsque j’ai les poumons qui manquent de me remonter par la gorge et que mes foulées ressemblent à la démarche d’une mamie avec arthrose…

Running de la semaine #1

La semaine dernière a été une semaine de feignasses… Avec ma copine de « souffrance », on est allé courir que le dimanche matin, faute de planning compatible. Nos chéris n’aiment pas qu’on aille courir seules dans la cambrousse (par cambrousse, il faut comprendre la piste cyclable ou le parcours de santé où l’on va d’habitude… c’est qu’ils se font du soucis ces messieurs! =)) ). Du coup, lorsqu’on ne peut pas aller ensemble, ben, on n’y va pas… Il reste toujours le vélo elliptique mais ce n’est pas pareil!

Enfin bref!

Dimanche matin, pas trop chaud encore, nous sommes allées à notre coin préféré et on a fait une séance de 44 minutes pour 4.66 km… Je vous entends ricaner d’ici, en calculant la vitesse moyenne: 6.35 km/h mais pour l’instant, c’est un rythme qui me va: je suis loooiiinnnn de m’intéresser à la vitesse, je me concentre uniquement et exclusivement sur la durée des séances. Depuis la reprise début juillet, on est passées de faire 5′ marche – 10′ course – 2′ marche – 10′ course – 5′ marche à 5′ – 16’30 » – 2′ – 13’30 » – 5′, à la louche. J’en ai chié un peu bavé, mais j’étais contente d’avoir augmenté la durée des fractions de course (+1’30 » et + 3’30 ») par rapports à la séance précédente.

Rendez-vous est pris pour lundi ou mardi, selon les dispos. Mardi soir, la belle me fait faux bon suite à une sombre histoire de chat trouillard blessé… Elle a de la chance que je l’aie crue! Puis mercredi, journée moyenne au boulot: on sent que les clients sont en vacances, l’activité est très très moyenne, on s’ennui… Je finis ma journée à moitié déprimée car j’ai l’impression d’avoir perdu mon temps et j’ai envie de me défouler. MAIS! ma compagne a un bébé à garder (faites des gosses! =P) et je me retrouve seule, face au dilemme du choix entre me faire tuer par un psychopathe sur mon trajet de course ou me faire tuer par l’amoureux si je réussi à rentrer vivante à la maison. Comme la première option est incertaine, j’opte pour la deuxième, et j’enfile ma tenue de runneuse débutante dans les toilettes de mon boulot (qui a dit qu’il y a préméditation? même pas vrai, d’abord!)

Comme pour me faire changer d’idée, la pluie qui reprend. Mais on s’en fout! Quand on doit se défouler, a girl has to do what a girl has to do! Et me voilà partie, les écouteurs aux oreilles, endomondo sur le smartphone, sur la piste cyclable. 5′ de marche, obligatoire pour mes chevilles, puis je me lance telle une gazelle (lol, si seulement on pouvait voir mon allure quand je cours…). Et je sais pertinemment que je pars trop vite, mais ce n’est pas grave: il pleuvote donc pas chaud, personne à l’horizon, si je me tape la honte personne ne le verra, puis cette chanson est trop chouette pour diminuer la cadence!

Je continue et j’ai du mal sur les dernières minutes, un point de côté. J’arrive au point où d’habitude on fait demi tour et en regardant la montre, je me rends compte qu’il me manque une minute, donc je continue un peu plus loin. Je fais demi tour prête à passer sur les 2 minutes de marche et je me rends compte qu’en fait, le point de côte a disparu et que ma respiration est devenue supportable donc, je continue ! Mais WTF? Qu’est-ce qui m’arrive? Je tiens 25′ de course non stop avant de me rendre compte que mes poumons n’en peuvent plus. Je marche 2′ et je reprends (re WTF? je m’en suis à peine remise!) et pendant toute la durée de la deuxième fraction, je me dis que ça va être chaud de faire au moins 10′ mais qu’il faut continuer un peu plus, puis cette chanson est trop chouette pour s’arrêter maintenant…

Puis, entre lamentations parce que mes poumons débordent par ma bouche, petites bribes de chanson qui s’échappent entre deux respirations et regards par dessus mon épaule pour m’assurer que le psychopathe dont parle l’amoureux n’est pas derrière moi, ben… j’arrive presque à la voiture et là, je me dis: mais, c’est fini? 5.06 km en 45 min avec une vitesse moyenne de 6.71 km (hum… j’avais le cul pas un peu lourd à la fin…??)

Deux pas plus loin, le téléphone sonne: l’amoureux se demande ce qui m’arrive, à haleter comme un veau. Je lui explique, il répond: « Ce n’est pas bien! » mais me félicite, je m’étire rapidement (erreur que je paie aujourd’hui aux cuisses et aux mollets) et je rentre à la maison, le sourire aux lèvres, une pêche d’enfer et une odeur corporelle plus que douteuse. Mais c’est hier que j’ai su, que ça m’a frappé: J’AIME COURIR!!!! Vraiment. Ce n’est pas quelque chose que je me dis pour garder la motivation, c’est une constatation =))))

Maintenant, il faut que m’organise demain, pour aller courir avant le dîner chez ma collègue de souffrance et le week-end éclair en Dordogne! On va comparer la séance par 10º de plus!

Piste_01

Mais… pourquoi, pourquoi?

90%… allez, je vais être gentille… 80% des gens qui décident de commencer à courir (au moins, 80% de ceux que je connais qui ont eu ce coup de folie) le font avec une idée principale en tête: perdre du poids! C’est aussi la mienne, mais je sais aujourd’hui que ce n’est pas la seule.

Je ne suis pas quelqu’un qui ait été élevée dans une ambiance sportive (non, regarder un match de foot n’est pas être sportif, il faut l’assumer…) Chez moi, on nous laissait libre de notre temps, pour pouvoir aller dans le parc d’en face de la maison et jouer à cache-cache dans les jardins des voisins du quartier (et oui! grandir dans un petit village a ses avantages aussi, des fois…). Il était donc naturel pour moi, à l’adolescence, de rester à la maison à bookiner et non pas d’aller jouer au tennis ou faire du judo (puis, en plus, il n’y avait pas où s’adonner à ces activités…).

Du coup, en grandissant, paresse et oisiveté ont bien travaillé et je suis devenue la femme ronde(lette) que je suis aujourd’hui.

Or, je n’aime pas. Je n’aime pas être ronde, grosse, appelez-ça comme vous voulez. Mais au- delà d’une question esthétique, je n’aime pas m’essouffler lorsque je fais un effort ne serait-ce qu’un minimum conséquent, ni penser aux conséquences que ce surpoids peut avoir sur mes articulations, sur mon dos. Ça me fait très peur de penser au diabète à 55 ans, ou à l’obésité morbide à 60 (ok, ok, je vais un peu loin dans mes pensées… mais pas tant que ça…)

Donc, comme je veux être en bonne santé le plus longtemps possible, puis que rentrer dans une taille 40 ne serait pas de refus… ben je suis « condamnée » à courir…

Mais… why running!!?? Mes sœurs me regardent bizarrement quand je leur en parle, mon mari me souhaite bien de courage mais refuse catégoriquement de m’accompagner, et moi-même, en plein effort, je me demande qu’est-ce qui m’a pris pour me lancer là-dedans… C’est juste que j’aime l’effort, autant dans un cours de fitness en salle qu’en faisant du roller avec des amis. Mais cet effort que me demande le running, cette auto-satisfaction après avoir fait une séance jusqu’au bout sans m’arrêter, après avoir ajouté ne serait-ce qu’un petite minute au temps d’entrainement de la séance précédente… cette sensation de poumons qui vont éclater, de jambes lourdes comme des poteaux de ciment, qui disparaisse juste au moment où mon temps est écoulé et que je me sens toute fière pour avoir réussi une petite victoire contre moi-même… cette sensation est grisante, énorme… et ne dure pas assez longtemps (je me demande si je n’ai pas un soucis psychologique des fois =P)

Le début de la chose

J’ai toujours imaginé la course à pied comme un sport réservé aux autres. À ceux qui ont le courage de souffrir, ceux qui sont en excellente forme physique et qui ont une volonté de fer… Et ce n’est pas tout à fait faux!

J’ai décidé de commencer à courir il y a quelques mois. Au début, j’étais très volontaire (et oui! on connait tous ça: le tout est neuf, tout est beau, je suis la reine du monde et je vais y arriver finger in the nose), mais ça n’a duré que quelques semaines. La période où on se trouve des excuses à la vitesse de la lumière, où le moindre petit truc nous donne l’opportunité de décaler/oublier/annuler (rayer la ou les mentions inutiles) la séance prévue après le boulot: le froid, le travail, les courses, le chéri, les amis, les impôts!… tout est bon à prendre… Du coup, les pauvres acquis obtenus au grand effort de mes mollets (et de mes poumons… surtout les poumons!) sont partis in the wind…

MAIS… Il y a quelques mois en arrière, grâce à Cédric et son soutien à distance, j’ai retrouvé le chemin de la piste (cyclable, car c’est quand même bien sympa de courir dans les vignes) et j’ai décidé de m’y tenir… pour du vrai. Depuis mars, il me surveille et du coup, il fait ressortir mon côté petite fille qui obéit au prof, donc je persévère. Depuis mars, j’ai réussi à courir régulièrement, même si j’ai réduit la cadence en juin-juillet. J’ai une compagnon de course, avec qui on se motive mutuellement, surtout quand on a la flemme de mettre nos chaussures et aller galoper.

On y travaille. On travaille la forme physique mais aussi la mentale, qui est tout aussi importante. On persévère, on s’accroche, et ça commence à payer. D’une façon assez discrète, qui ferait rire à plein poumons les runneurs chevronnés, mais qui nous encourage et nous motive à garder le cap!

J’espère pouvoir en parler ici longtemps!