Running de la semaine #1

La semaine dernière a été une semaine de feignasses… Avec ma copine de « souffrance », on est allé courir que le dimanche matin, faute de planning compatible. Nos chéris n’aiment pas qu’on aille courir seules dans la cambrousse (par cambrousse, il faut comprendre la piste cyclable ou le parcours de santé où l’on va d’habitude… c’est qu’ils se font du soucis ces messieurs! =)) ). Du coup, lorsqu’on ne peut pas aller ensemble, ben, on n’y va pas… Il reste toujours le vélo elliptique mais ce n’est pas pareil!

Enfin bref!

Dimanche matin, pas trop chaud encore, nous sommes allées à notre coin préféré et on a fait une séance de 44 minutes pour 4.66 km… Je vous entends ricaner d’ici, en calculant la vitesse moyenne: 6.35 km/h mais pour l’instant, c’est un rythme qui me va: je suis loooiiinnnn de m’intéresser à la vitesse, je me concentre uniquement et exclusivement sur la durée des séances. Depuis la reprise début juillet, on est passées de faire 5′ marche – 10′ course – 2′ marche – 10′ course – 5′ marche à 5′ – 16’30 » – 2′ – 13’30 » – 5′, à la louche. J’en ai chié un peu bavé, mais j’étais contente d’avoir augmenté la durée des fractions de course (+1’30 » et + 3’30 ») par rapports à la séance précédente.

Rendez-vous est pris pour lundi ou mardi, selon les dispos. Mardi soir, la belle me fait faux bon suite à une sombre histoire de chat trouillard blessé… Elle a de la chance que je l’aie crue! Puis mercredi, journée moyenne au boulot: on sent que les clients sont en vacances, l’activité est très très moyenne, on s’ennui… Je finis ma journée à moitié déprimée car j’ai l’impression d’avoir perdu mon temps et j’ai envie de me défouler. MAIS! ma compagne a un bébé à garder (faites des gosses! =P) et je me retrouve seule, face au dilemme du choix entre me faire tuer par un psychopathe sur mon trajet de course ou me faire tuer par l’amoureux si je réussi à rentrer vivante à la maison. Comme la première option est incertaine, j’opte pour la deuxième, et j’enfile ma tenue de runneuse débutante dans les toilettes de mon boulot (qui a dit qu’il y a préméditation? même pas vrai, d’abord!)

Comme pour me faire changer d’idée, la pluie qui reprend. Mais on s’en fout! Quand on doit se défouler, a girl has to do what a girl has to do! Et me voilà partie, les écouteurs aux oreilles, endomondo sur le smartphone, sur la piste cyclable. 5′ de marche, obligatoire pour mes chevilles, puis je me lance telle une gazelle (lol, si seulement on pouvait voir mon allure quand je cours…). Et je sais pertinemment que je pars trop vite, mais ce n’est pas grave: il pleuvote donc pas chaud, personne à l’horizon, si je me tape la honte personne ne le verra, puis cette chanson est trop chouette pour diminuer la cadence!

Je continue et j’ai du mal sur les dernières minutes, un point de côté. J’arrive au point où d’habitude on fait demi tour et en regardant la montre, je me rends compte qu’il me manque une minute, donc je continue un peu plus loin. Je fais demi tour prête à passer sur les 2 minutes de marche et je me rends compte qu’en fait, le point de côte a disparu et que ma respiration est devenue supportable donc, je continue ! Mais WTF? Qu’est-ce qui m’arrive? Je tiens 25′ de course non stop avant de me rendre compte que mes poumons n’en peuvent plus. Je marche 2′ et je reprends (re WTF? je m’en suis à peine remise!) et pendant toute la durée de la deuxième fraction, je me dis que ça va être chaud de faire au moins 10′ mais qu’il faut continuer un peu plus, puis cette chanson est trop chouette pour s’arrêter maintenant…

Puis, entre lamentations parce que mes poumons débordent par ma bouche, petites bribes de chanson qui s’échappent entre deux respirations et regards par dessus mon épaule pour m’assurer que le psychopathe dont parle l’amoureux n’est pas derrière moi, ben… j’arrive presque à la voiture et là, je me dis: mais, c’est fini? 5.06 km en 45 min avec une vitesse moyenne de 6.71 km (hum… j’avais le cul pas un peu lourd à la fin…??)

Deux pas plus loin, le téléphone sonne: l’amoureux se demande ce qui m’arrive, à haleter comme un veau. Je lui explique, il répond: « Ce n’est pas bien! » mais me félicite, je m’étire rapidement (erreur que je paie aujourd’hui aux cuisses et aux mollets) et je rentre à la maison, le sourire aux lèvres, une pêche d’enfer et une odeur corporelle plus que douteuse. Mais c’est hier que j’ai su, que ça m’a frappé: J’AIME COURIR!!!! Vraiment. Ce n’est pas quelque chose que je me dis pour garder la motivation, c’est une constatation =))))

Maintenant, il faut que m’organise demain, pour aller courir avant le dîner chez ma collègue de souffrance et le week-end éclair en Dordogne! On va comparer la séance par 10º de plus!

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